Publication Date:
2023
abstract:
Notre dette envers celles et ceux qui ont introduit en France l’œuvre d’Ernesto De Martino, après un premier « rendez-vous manqué », reste immense. La dernière en date de ces précieuses contributions est la publication du volume sur la « trilogie méridionaliste » qui n’avait pas encore été traduit, Mort et pleurs rituels. Six ans après La Fin du monde, l’infatigable Massenzio introduit l’écriture révélatrice de De Martino sur la sagesse cachée des pleurs rituels. Massenzio a bien raison d’insister sur les nombreux passages de cet ouvrage qui préfigurent une nouvelle méthodologie de recherche et un dialogue différent entre disciplines : De Martino était tellement attaché à des questionnements à la fois philosophiques et moraux autour du déclin et du rachat du monde que son projet s’est inévitablement présenté comme une entreprise titanesque exigeant les efforts convergents de différents savoirs et de différentes méthodes. Il y a en effet chez De Martino une prise de conscience de la condition humaine, dans sa quête obstinée d’un Atlas en mesure de porter sur ses épaules un monde moderne imparfait et alourdi par l’absence d’une eschatologie réintégratrice.
Je suivrai au plus près la remarquable édition française du travail de De Martino pour ne pas reculer, mais au contraire questionner les catastrophes de notre temps, en m’efforçant de structurer un raisonnement sur la « mort non naturelle ».
Je suivrai au plus près la remarquable édition française du travail de De Martino pour ne pas reculer, mais au contraire questionner les catastrophes de notre temps, en m’efforçant de structurer un raisonnement sur la « mort non naturelle ».
Iris type:
1.1 Articolo in rivista
Keywords:
Ernesto De Martino, mort, culture/nature, humanisme intégral, l’ethos du dépassement
List of contributors:
Taliani, Simona
Published in: